Mercredi 10 août 2005 3 10 /08 /2005 00:00

 

Garçon sur un dauphin : mosaïque à Sousse - Tunisie 

 

Sami MHENNI

 Ing. Halieute

 Sayada, juillet 2005

 

Sayada est une ville côtière située à 15 Km de Monastir au centre Est de la Tunisie. Son cœur balance entre Ksar-Helal, connue pour son industrie textile florissante, et Lamta, Leptis Minor, pour la distinguer de Leptis Magna (la grande) en Libye, connue par ses richesses archéologiques.

Modernité et patrimoine, deux composantes essentielles auxquelles se sont attachées les sayadiens pour un développement durable de leur région.

Son nom porte en son sein une terminologie arabe « sayad » qui veut dire chasseur et pêcheur. Elle a été depuis toujours un site privilégié pour le développement de l’activité de pêche à cause de la richesse faunistique et florale de son milieu marin et la particularité des hauts fonds qui s’étendent devant la cité vers le large.

Le port de pêche de Sayada est actuellement un des plus important de la région du Sahel tunisien. Sa flottille est composée d’une dizaine de lamparos et d’une centaine de barques de pêche côtière et de deux  chalutier.

Pendant ce mois de juillet, La ville est en effervescence, elle écume dans une atmosphère chargée de senteurs de jasmins et d’iodes marins.

Les préparatifs du festival national de la pêche vont bon train et la mobilisation est générale pour en faire une réussite.

Je ne pouvais m’empêcher de multiplier mes virées diurne et nocturne au port et de jouir des beaux tableaux de levée du jour et de couchée de soleil. Le contact avec les gens de la mer a été spontané et très vite j’ai été adopté par leur communauté. Les discussions portaient sur plusieurs aspects de leur activité. Les problèmes et les solutions, pessimisme et optimisme, historique et actualité, légendes et faits réels  s’entremêlaient entre deux vers de thé rouge préparés sur du charbon de bois et dans la fumée odeur de pomme dégagée par les consommateurs de narguilés. Le jour on se mettait à l’abri du soleil sous une tente de ramandeurs de filets ou sur la plage arrière d’un bateau ou au café du port. Le soir, on cherchait la fraîcheur sur les quais et la quiétude dans le reflet argenté de la lune sur la mer.

A chaque fois qu’on évoquait les dauphins, les visages se crispent, les sourires s’éclipsent, les poings se referment et le ton monte. Les marins sont catégoriques : c’est leur ennemi. On voit même de la haine dans leurs yeux. Tous les moyens sont bons pour combattre ce « fléau » comme ils disent.

Je me suis vite rendu compte qu’ils sont aussi avides d’informations scientifiques sur les dauphins (il faut connaître son ennemi pour mieux le combattre a souligné un jeune capitaine de lamparos) et de nouveautés technologiques concernant les dispositifs de répulsion acoustiques.

Quand j’ai proposé une projection vidéo sur les dauphins, leurs mœurs et leurs caractéristiques ainsi que sur les équipements acoustiques les plus performants, tout le monde a approuvé et le soir même au café du port il y avait une foule composée de marins, d’armateurs, … et de baladeurs accompagnés de leur enfants. Après la projection les questions fusaient de tout part : Qui est apparu sur terre avant l’autre, l’Homme ou le dauphin ? Pourquoi protége-t-on un animal qui met en péril la survie de familles entières ? Et si les signaux émis par les équipements de répulsion acoustiques attirent les dauphins au lieu de les faire fuire ? et aux ramandeurs de renchérire : et nous, comment on va gagner notre vie si les équipements sont efficaces ? … etc.

En répondant à ces questions je n’ai cessé de penser à ce qu’a dit le commandant J.Y Cousteau " Les gens protégent ce qu'ils aiment ". Et parce que connaître c’est commencé à aimer,  j’ai insisté sur le besoin de multiplier les investigations et les études scientifiques afin d’en savoir plus sur les dauphins qui peuplent les zones de pêche fréquentées par la flottille du port de Sayada.

Le cadre idéal pour coordonner, réaliser et suivre ces actions seraient une association d’études et de valorisation des cétacés. Cette proposition lancée à la fin d’un exposé intitulé : « Le dauphin : ami ou ennemi ? » que j’ai présenté dans le cadre du festival national de la pêche a reçu l’adhésion totale et l’encouragement des autorités régionales. Un comité de rédaction d’une proposition des statuts a été constitué ainsi qu’une grande action de mobilisation de jeunes chercheurs et étudiants de Sayada spécialistes en sciences et technologies de la mer est en cours.

Alors permettez moi de lancer un appel aux sayadiens du monde entier pour qu’ils participent avec nous dans cette réalisation et nous soutenir pour que enfin les dauphins deviennent nos amis.

 

Sami MHENNI

 

 

 

s_mhenni@yahoo.fr

 

 

 

 
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Mercredi 10 août 2005 3 10 /08 /2005 00:00
SAYADA:
ville cotière située à 15 Km de Monastir et au centre de la Tunisie
carte avec  zoom
 
image sat avec Zoom

 
 
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Mardi 9 août 2005 2 09 /08 /2005 00:00

Cliquez ici pour avoir la page d'accueil de sayada Merci

http://sayada.over-blog.com

 

 

 

 
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Lundi 8 août 2005 1 08 /08 /2005 00:00
des photos de l'artisanat de SAYADA
 
 
 
 

Des cuves pour la teinture

 

 
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Lundi 8 août 2005 1 08 /08 /2005 00:00

 Des photos de La vieille ville de Sayada

Un barbier de la vieille ville

L’épicerie El Ferdaous en 2005 « Makram : Tel:00 216 22 479 450»

 

 

 

 

 

 

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